XVᵉ siècle

Les spectacles du XVe siècle comprennent des danses (danses de cour et danses populaires), des déambulations en costumes de cour, un grand camp de reconstitution avec des démonstrations de cuisine du Moyen-Âge tardif. Des thèmes particuliers ont été développés par « L’âme des siècles » à la demande d’organisateurs de festivals, comme la cour des Ducs de Bourgogne au XVe siècle, au temps des fastueux ducs Philippe III et de son fils Charles « Le Travaillant » (Le Téméraire).

De très nombreuses sources de recherches constituent la base des études menées par la Compagnie « L’âme des siècles » (Manuscrit de Bayeux, Manuscrit des Basses Danses de la cour de Bourgogne, Gresley Manual, manuscrit de Marguerite d’Autriche, écrits d’Ambrosio et de Domenico da Piacenza…).

Premiers traités de danse détaillés

Les cours de Bourgogne, de France et d’Italie accordent une grande importance à la danse. Savoir danser est considéré comme une qualité indispensable pour les nobles, au même titre que l’équitation ou l’art de la conversation.

Les danses de cour mettent l’accent sur l’élégance des mouvements, la maîtrise du corps, le respect de l’étiquette et l’harmonie entre les danseurs.

Le XVᵉ siècle voit apparaître les premiers traités de danse détaillés. En Italie, des maîtres comme Domenico da Piacenza ou Guglielmo Ebreo (Ambrosio) rédigent des ouvrages décrivant les pas, les figures et les règles de la danse. On voit apparaître, à côté des basses danses élaborées (danses de cour réservées à la noblesse), des danses sautées et vives comme le saltarello.

Cette innovation est importante, car elle permet de transmettre les chorégraphies de façon plus précise que durant le Moyen Âge médian.


Ces danses sont accompagnées par des ensembles instrumentaux utilisant le luth, la harpe, la flûte, la chalemie, la veuze, la viole, la sacqueboute, le psaltérion, les tambours et autres percussions. La musique devient également plus élaborée grâce aux progrès de la polyphonie.